En vingt ans, l’obésité infantile a fait un pas de géant. Alors que l’on aurait tendance à montrer du doigt la société de consommation, ce concentré de tous les vices, les racines de l’obésité infantile ne seraient-elles finalement pas ancrées dans une autre terre ?
Diverses causes pour un même mal
À l’origine de l’obésité, il y a un bilan énergétique positif : l’enfant a un apport calorique supérieur aux dépenses de son organisme et quand ce bilan énergétique perdure sur le long terme, l’enfant prend du poids. Il est vrai que dans la société actuelle, l’accès aux aliments riches en lipides et en sucres rapides est facilité. La surconsommation, la publicité et le manque d’exercice physique sont autant de facteurs qui peuvent pousser les enfants dans la voie de l’obésité. Mais la génétique n’aurait-elle pas également sa part de responsabilité ? Sommes-nous tous égaux devant la malbouffe ? Pas forcément, car l’obésité peut être générée par des facteurs génétiques et comportementaux qui sont indépendants des habitudes alimentaires.
Un enjeu de santé publique : quelles solutions ?
À terme, et quelle que soit son origine, l’obésité est responsable de divers problèmes de santé. Parmi ces derniers, on peut citer le cholestérol, diverses maladies du cœur ou même de l’apnée du sommeil. Voilà pourquoi la prévention de l’obésité infantile est devenue une cause collective, une responsabilité de tous les jours. L’amélioration des repas pris à l’école, les mesures éducatives et de nouvelles normes en matière de publicités alimentaires font partie des principales décisions.
Et la responsabilité individuelle dans tout ça ?
Si on considère le fond du problème, cette responsabilité personnelle joue également un rôle sans conteste dans le problème de l’obésité chez les enfants. Quelques questions perdurent cependant : les règles d’une vie saine peuvent-elles être enseignées par les parents ? Peut-on apprendre aux enfants à se tenir à l’écart de la malbouffe comme on peut le faire au sujet de l’alcool ? Peut-être pas. Car apprendre à bien manger, ce n’est sans doute pas stigmatiser la nourriture, juste trouver le bon équilibre.
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