Depuis l’adoption des textes relatifs aux droits de l’homme, on parle beaucoup d’égalités de traitement et d’intégration. On clame haut et fort que tout le monde a les mêmes droits, et que la discrimination positive est privilégiée. Mais dans une société où même les personnes en pleine possession de leurs moyens physiques et intellectuels ont du mal à se trouver un travail, pour les personnes en situation de handicap, ces promesses relèvent de l’utopie. Même si des mesures ont été prises pour renforcer l’intégration des personnes à mobilité réduite dans le monde du travail, la réalisation reste un effort de grande haleine.

Des recruteurs mitigés

La loi oblige les entreprises à recruter un quota de travailleurs handicapés. Mais malgré ces mesures, le taux de chômage parmi les PMR n’a cessé d’augmenter. Ce taux est nettement supérieur à celui des personnes valides. Les recruteurs gardent des réserves quant au fait d’embaucher des personnes en situation de handicap, sans l’exprimer ouvertement. Malgré le fait que ces personnes aient suivi les mêmes études et le même cursus que des personnes valides, beaucoup de recruteurs restent bloqués sur leur handicap physique. Des raisons économiques, de manque de performance sont évoquées, à tort pour recaler des candidats.

Vers une « égalisation » incertaine

Les associations constituent des ponts intéressants pour obtenir un emploi. Ces associations ont plus de poids, et peuvent donc mettre plus de pression sur les employeurs pour que ceux-ci embauchent. Pour commencer, les stages, comme pour tout le monde, ne sont pas à dévaloriser. Ils permettent aux personnes à besoins spéciaux de prouver leur valeur, et aux personnes qui embauchent d’oublier le handicap, pour se focaliser sur les qualités professionnelles. Pour les entreprises qui embauchent, l’Etat offre des primes, afin d’inciter ceux qui hésitent à faire de même. Pour les personnes qui ne sont pas nées avec leur handicap, il est nécessaire de prendre des mesures d’accompagnement. Signer un contrat pour s’assurer que l’entreprise fasse les aménagements nécessaires pour permettre à l’accidenté de se réintégrer à son travail. Les travailleurs en situation de handicap qui sont dans le circuit portent sur eux la réputation de toutes les personnes à mobilité réduites, car il y a beaucoup d’à priori à faire tomber.

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